vendredi 1 juin 2012

Le changement, c’est maintenant ?


Espérons que le nouveau quinquennat sera très différent du précédent. Il fut, à l’image de la campagne présidentielle, indigne, et rempli de mensonges éhontés (non que le mensonge politique soit la propriété de la droite, mais ministres, députés, et président UMP ont accumulé la propagande la plus infâme), sécuritaire (mais sans résultats sur le terrain). Que désormais la droite revienne à ses critiques éculées et d’une malhonnêteté intellectuelle rare, c’est pitoyable mais attendu. Dire que François Hollande serait le candidat d’un camp, alors que Sarkozy fut celui de l’UMP durant tout le mandat ! dire que la gauche est angélique sur les questions de sécurité et de justice, alors que l’abrogation de la réforme sur le droit des mineurs ne revient pas à exonérer les jeunes délinquants mais à rétablir des tribunaux avec des magistrats compétents et un juste équilibre entre travail de prévention et punition adaptée.  L’UMP a beau dire n’avoir jamais conclu d’alliance avec le FN, cela ne tient pas la route. Charles MILLON a tenu le conseil régionale Rhône-Alpes en s’alliant avec le FN. Il y a de plus, dans le discours, l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre la « droite populaire » et le FN jeanmarinesque. Christian Vaneste aurait été exclu de l’UMP nous a-t-on seriné (Sarko, Coppé) : c’est faux !
La finance mondiale aurait été régulée par Sarko et les paradis fiscaux mis hors de nuire (Sarko l’a dit à plusieurs reprises, histoire de faire président du peuple) : rien n’est plus faux. Ca ne sont pas les mesurettes applicables en 2013 qui changeront quoi que soit.
Sarko a foulé aux pieds les valeurs républicaines et les institutions (dont il était constitutionnellement le garant), tout en clamant, la main sur le cœur, qu’il n’y avait pas plus républicain que lui. Présomption d’innocence bafouée (cf les affaires Yvan Collona et Dominique de Villepin), critiques de décisions du Conseil d’Etat, multiplications des fichiers de police, pressions sur les patrons de presse, mépris de la presse internationale, mépris des dirigeant européens (tout le monde était nul du temps de Sarko, de Merkel à Obama en passant par Cameron et le gouvernement Fillon, sauf lui).
La poissonnière Morano nous dit (éléments de langage de l’Elysée) que si le PS emporte les législatives, nous serions plus en démocratie avec les grandes villes, les conseils généraux, les régions, le Sénat, l’Assemblée Nationale, le président. Doit-t’on rappeler à Morano que tous ont été portés au pouvoir par le peuple à travers le suffrage universel (sauf les sénateurs). Donc pour Morano, quand le peuple décide de voter à gauche dans les grandes villes, dans les cantons, dans les régions, aux législatives et à la présidentielle, c’est un déni de démocratie !
Sobriété, dignité, respect du peuple : nous étions loin du compte de 2007 à 2012.

samedi 21 janvier 2012

Afghanistan : une désillusion prévisible


Ainsi donc, une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy "gouverne" à l'émotion, sur un coup de tête, de manière irréfléchie. Il montre là encore qu'il n'a aucune des qualités pour être à la tête du pays. Quatre nouveaux militaires sont morts en Afghanistan, et la question d'un retrait anticipé est annoncé par N.S.
Mais ce retrait devrait être totalement décorrélé du nombre de morts dans nos rangs. On ne retire pas des troupes, au surcroît professionnelles, parce que "l'Afhanistan ça commence à suffir". A force de mépriser les conseils et analyses du renseignement militaire et de l'Etat-Major, le pouvoir politique va dans le mur. Incapable, comme de tous temps les divers pouvoirs politiques occidentaux l'ont toujours montré, de comprendre un pays comme l'Afghanistan. Croyant qu'à force de déployer hommes et matériels, on soumettrait ce pays féodal. Ce pays, comme l'Irak, n'a pas à être soumis, qui plus est par des nations étrangères. Ce pays restera insoumis, quelque soit l'attitude de N.S.
Afghanistan : ECHEC
Irak : ECHEC (le pays est à feu et à sang. Les communautés religieuses se haïssant comme rarement. Le premier ministre et la constitution ont été imposés par les USA : bravo !).
Pakistan : ECHEC (Les USA en avait fait un allié dans la région. Mais faute d'être en capacité de comprendre le pays, ils se sont fait blousés. L'épisode de la capture et de l'exécution sans procès de Ben Laden est non pas un succès, mais une nouvelle barbouzerie de la CIA).
Israël/Palestine : ECHEC (Depuis 35 ans, la solution de pays n'a jamais été aussi inaccessible et peut-être définitivement).

Les occidentaux ont rarement la possibilité de comprendre les sociétés orientales (Proche-Orient, Moyen-Orient, Extrême-Orient). Seuls quelques diplomates, attachés militaires, intellectuels, artistes, ont (et ont eu dans le passé) une connaissance assez fine de la complexité de l'histoire, de la géographie, des relations sociales. Toute action politique basée sur une cécité géo-stratégique est vouée à l'échec. L'action lancée en novembre 2011 était vouée à l'échec. Faut-il rappeler qu'elle faisait suite à l'émotion intense suscité aux USA (et ailleurs) par les attaques du 11 septembre. G W Bush était lui aussi gouverné, dominé, par ses émotions. Intellectuellement faible, sans réelles connaissances historiques, sans finesse , sans projet de société, lié au lobby militaro-industriel, va-t'en-guerre. Tout comme N.S. aujourd'hui en France.
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jeudi 19 janvier 2012

Les bouffons étaient drôles autrefois

La Sarkozye se rapprochant dangereusement du gouffre, les derniers chiens de garde occupent la scène médiatique et s’agitent pitoyablement. Car il s’agit bien de théâtre, mais le script est mauvais et les acteurs médiocres en diable. Autrefois, sous les règnes de divers monarques, la cour appointait un ou des bouffons. Contre-pouvoir, ou à tout le moins poil-à-gratter, si le roi n’était pas fermé outre mesure à toute critique, outre la pratique indispensable de l’humour, leurs saillies, leurs railleries des travers du pouvoir étaient salutaires. Aujourd’hui en Sarkozye, plus aucune critique n’est tolérée par le pouvoir. A l’évidence, la rupture est consommée avec les Français, mais à l’Elysée tout continue comme avant (la pseudo-République des copains-coquins). La malhonnêteté intellectuelle atteint des sommets : on en vient à contester l’incontestable quand les chiffres ne correspondent pas à la vision du président. Le prétendu sommet social d’hier participe de cette bouffonnerie que les Français ne supportent plus. La situation sociale se dégrade de mois en mois, mais les chiens de garde prétendent que la capitaine est à la barre et qu’il a six cerveaux. On a plutôt l’impression d’être sur le Costa Concordia.

dimanche 17 juillet 2011

Frenchie Joly ....

Ainsi donc, nos populistes de la sarkozye rance (Fillon, Guaino, Pécresse), sont ils tombés à bras raccourcis sur la (trop) progressiste candidate d'EELV , Eva Joly en ce 14 juillet. Parce qu'aujourd'hui, être antimilitariste, comme hier du temps des "évènements d'Algérie", c'est être taxé d'antipatriote et de tenant de l'anti-France.
« J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé (militaire) par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent. »
Aïe, tout ce que la France, pauvre d'elle, compte de racistes patentés ou de gens paumés qui votent FN, de la droite national(ist)e aux pitoyables ministres de la République de plus en plus outragée, tous se sont élevés contre les propos plein de bon sens et de valeurs authentiquement républicaines. Mais voilà, Eva Joly n'est pas née sur le sol français et c'est une femme. Dans le paysage actuel, deux tares qui vous plombent d'avance pour les élections présidentielles de 2012. Eva Joly est"bi-nationale", puisque tout à la fois Norvégienne de naissance et Française. Elle qui se revendique légitimement comme européenne, méconnaîtrait donc l'histoire et les valeurs de la France (dixit Fillon dans un accès de xénophobie). Mais qui connaît l'origine de notre 14 juillet tel que fêté depuis les années 1880 ? il ne s'agit pas de commémorer la prise de la Bastille (14/7/1789) ni de la fête républicaine de la Fédération (14/7/1790), mais une institution surannée qui n'a d'équivalent que dans les régimes autoritaires : Chine, Russie, Cuba, dans le monde arabe ! que de beau monde ! la Sarkozye ne finit plus de tomber dans les plus bas-fonds de la politique et de l'idéologie puante. Que de ressemblances avec les propositions du FN ou du pétainisme. Des pseudos débats sur l'identité national, l'islam de France, à la chasse aux précaires (chômeurs, sans-bri, Tziganes, travailleurs pauvres), de la stigmatisation des étrangers au soutien affiché depuis tant d'années à nombre de régimes dictatoriaux, de la Françafrique qui ulcère les Africains aux engagements pus que douteux sur divers théâtres d'opérations extérieurs, la France s'avilit chaque jour un peu plus. Réjouissons-nous qu'une Eva Joly puisse tenir un langage sain et tente de redonner ses lettres de noblesse à la politique. L'écologie politique est une alternative indispensable face à un PS coupé de longue date de la masse des ouvriers/employés, face aux défis environnementaux, aux crises à répétition du système capitaliste financiarisé.
Quant aux hystériques de droite, à la gauche molle qui donne elle aussi dans la surenchère patriote (cf Aubry et Royal), d'autres forces doivent présenter un tout autre visage. Que tant de Français n'aillent plus voter, qu'ils considèrent la politique comme pratiquée par des margoulins, devrait être de nature à susciter une prise de conscience. Mais la fameuse "rupture" sarkozyste a fait long feu. Les effets délétères de la politique menées depuis 1982 n'ont pas fini de produire des fractures, des indignations, et pourquoi pas des révoltes. Le modèle consumériste importé des USA ne gardera pas longtemps encore sa capacité à aveugler les peuples en Occident.

Toute posture progressiste (à chacun de jauger la sincérité du déclarant...) vous condamne à rester ad vitam eternam dans l'opposition. Mais au moins peux-t'on se regarder en face et être heureux de sa sincérité.

Néanmoins, que l'on en déduise pas hâtivement que je vois en Eva JOLY la solution à tous les maux de la société française. Elle traîne quelques boulets qui font penser que la vraire rupture (type Patrice Lumumba eu Congo des années 50) que j'attends ne viendra pas d'elle. Lors du W/E qui a suivi le 14 juillet, elle s'est rendu ainsi que Nicolas Hulot à Notre-Dame-des-Landes (à 20 km environ au Nord de Nantes) où se tenait les 16 et 17 un grand week-end de résistance citoyenne au futur aéroport (les travaux doivent démarrer en 2013 pour une ouverture commerciale fin 2017). Nicolas Hulot est reparti avec des épluchures sur la tête. Il aurait du se renseigner avant : localement, les figures médiatiques de l'écologie (Hulot, Bové père, Joly) ne sont pas en odeur de sainteté. Ah les saligauds de Bretons : ils osent refuser le soutien des coqueluches des medias (c'est le cas pour les 2 "mâles", moins pour la "franco-norvégienne"). Hulot et Joly ont tout de même, lors de leur très bref séjour sur place, simulé l'entente cordiale. Un bel exemple de bal de faux-culs (il faut dire que les inimitié et l'animosité atteint des sommets au sein d'EELV dans le petit groupe de dirigeants nationaux). D'autre part, lelle me paraît loin d'être antimilitariste la mère Eva : elle propose certes de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par une fête républicaine, mais également de déplacer ledit défilé militaire à la date du 11 novembre. On sait également qu'elle est favorable à l'opération militaire en Libye. On peut néanmoins espérer qu'elle soit un peu plus honnête que la moyenne compte-tenu de son parcours en tant que magistrate.

samedi 14 mai 2011

La longue agonie du football français

Malgré les propos haineux à l'encontre de Mediapart, il n'aura échappé à personne que l'agitation médiatique du gouvernement (Chantal Jouanno en tête. *1 ) n'avait, encore une fois, pour seul but que de mettre en œuvre un écran de fumée dans la plus pure tradition du déni de réalité qu'affectionnent tant les mouvements de droite au niveau mondial. Mais la lecture du verbatim (partiel certes , mais plus de 6 pages qui ne laissent aucun doute sur la mentalité des participants) de la réunion de cadres de la FFF de fin 2010, donne une idée de ce qu'un crypto-raciste est. Et quand France 5 invite pour parler de cet affaire en début de semaine le sinistre Thierry ROLAND (dont la carrière, minable en tout point, a été émaillée de tant de propos racistes que l'on se demande bien ce qui est passé par la tête des producteurs de "C à vous" pour penser à inviter ce petit monsieur), on poursuit la négation même face à des preuves tangibles publiées par Mediapart (dont la rédaction a été couverte de propos insultants par plusieurs ténors de l'UMP : face aux révélations du même Mediapart dans le cadre de l'affaire Woerth/Bétancourt, le même type d'arguments nous avaient été fourni : presse fasciste, presse de caniveau, méthodes staliniennes, etc ... Ah, qu'il est étrange de constater, que du Chili de 1973 à la France de 2011 en passant par les Etats-Unis depuis les années 50, les propagandistes et thuriféraires de la droite dure nous servent toujours la même logorrhée). Ainsi donc, Thierry Roland était choqué lui aussi par les "attaques" de Mediapart. Mais le projet (qui n'a certes pas été mis en œuvre depuis, dixit la commission d'enquête) était bien là : trier les jeunes joueurs au sein des écoles de formation fédérales du football français, selon des critères racistes que l'on connaît depuis le 19e siècle en France , et que Gaino a revisité à l'occasion du trop fameux discours de Dakar prononcé par Sarko à l'été 2007 (l'homme africain incapable de se projeter dans l'avenir, regardant les saisons passer comme une vache les trains de la SNCF). Depuis le titre mondial de 1998 et le titre européen de 2002, les performances de l'équipe de France de football sont pour le moins contrastées : éliminations sans gloire après les matchs de poule en Corée en 2002 et en Afrique du Sud en 2006, mais finaliste en 2006 en Allemagne. Le jeu pratiqué est très décevant : un niveau technique, tactique et physique en dessous des grandes nations européennes (Espagne, Portugal, Angleterre, Allemagne , Italie, Pays-Bas) qui jouent très majoritairement (sauf les portugais pour des raisons évidentes) quasiment sans joueurs de couleur. Et oui, comme le disent sans précautions certains cadres de la FFF, les joueurs blancs sont petits, peu physiques mais intelligents et techniques, alors que le black est quasi exclusivement physique. Théorie raciale fumeuse et nauséabonde. Le double titre 1998-2002 avait été l'occasion d'une mystification : la France black-blanc-beur. Entendez-par là que le baromètre du "vivre ensemble" était au beau fixe. C'était tellement tentant, avec Jospin et Chirac se précipitant pour récupérer 1998 sur un plan politique. Mais qu'en était-t'il réellement ? dans les vestiaires de l'équipe de France, quelques joueurs qui disent "et si on faisait une photo entre blacks" .... depuis le début des années 1990 une violence en nette recrudescence sur et en dehors du terrain (avec de nombreuses agressions d'arbitres), des slogans et banderoles racistes dans certaines tribunes (sans parler des cris de singe à l'attention des joueurs "de couleur"). A l'image de la société française de plus en plus violente après le milieu des années 80 ( Chirac "le bruit et les odeurs", Mitterrand et la libéralisation économique, les crises à répétition du système capitaliste, la désindustrialisation progressive du pays), le football français a du faire face à la violence sous diverses formes (pas seulement raciste, mais essentiellement haineuse face aux "autres". On se rappelle les banderoles du PSG traitant les chti's de débiles congénitaux, d'alcooliques). Mais l'important pour le business est bien de faire croire que tout va bien : il y tant de milliards en jeu que la "religion foot" a de beaux jours devant elle. Après tout, en 1982, Mitterrand ne disait-il pas au patron de France 3, Serge Moati, que les français avaient besoin de se détendre, de voir des programmes légers; bref, la culture ça commençait à bien faire ....
Tout va bien donc dans le football français : il n'y a pas de racistes à la FFF ( *2) ou dans les stades, les dirigeants ne sont pas incompétents ni incapables d'un discours et d'une stratégie cohérente, Mediapart calomnie et c'est inacceptable.



*1 : La ministre des sports a pris grand soin, mardi 10 mai, de dédouaner le sélectionneur de l'équipe de France. Selon elle, «aucun fait ne permet de dire que Laurent Blanc cautionnerait des orientations discriminatoires». C'est pourtant tout le contraire qui apparaît à entendre la réunion du 8 novembre 2010. Mediapart a choisi de publier des extraits sonores de cette réunion qui viennent démentir les arguments de Chantal Jouanno.

*2 : (Mediapart) Le sélectionneur Laurent Blanc dément en bloc avoir évoqué avec d'autres responsables du foot français la mise en place de politiques discriminatoires et de quotas dans la formation et la sélection des joueurs.Voilà pourtant ce que lui et ses collègues disaient lors d'une réunion officielle, le 8 novembre 2010:

Laurent Blanc: Qu'est-ce qu'il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks (...) Je crois qu'il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d'autres critères, modifiés avec notre propre culture (...) Les Espagnols, ils m'ont dit: “Nous, on n'a pas de problème. Nous, des blacks, on n'en a pas”.»

Erick Mombaerts: Est-ce qu'on s'attelle au problème et on limite l'entrée du nombre de gamins qui peuvent changer de nationalité?

Laurent Blanc: Moi j'y suis tout à fait favorable.

François Blaquart: On peut s'organiser, en non-dit, sur une espèce de quota. Mais il ne faut pas que ce soit dit.

Erick Mombaerts: Donc il faut 30% ? (...) Il y a bien des clubs comme Lyon qui le font dans leur centre de formation.

Francis Smerecki: Je dis: première chose, c'est discriminatoire.

dimanche 27 février 2011

transhumanisme : un avatar fasciste

A l'occasion de l'émission "les grosse têtes au carré" (France Inter, 25 février 2011 c'est non sans effarement que j'ai entendu parler du transhumanisme. Il s'agit d'un courant de pensée, porté par des "intellectuels", des "scientifiques de renom" qui visent à utiliser les biotechnologies (biologie moléculaire, nano-technologies, etc ...) afin de créer un homme nouveau ("posthumain" dans le langage de ce groupe de dangereux fascistes). Il s'agirait de rompre avec les limites actuelles de l'être humain afin de s'adapter à un monde, qui, de part les dégradations multiples engendrées notamment par le système économique dominant (le capitalisme) va devenir invivable (pollutions majeures de l'eau, de l'air, des terres). Au lieu de prôner un changement radical de système économique, de pratiques individuelles et collectives, afin de devenir économes, solidaires, respectueux de l'environnement et actif dans sa restauration en un état sain, nos amis transhumanistes souhaitent poursuivre la marche actuelle du monde. A leur yeux, la recherche par tous moyens de la croissance du PIB et ses dégâts collatéraux, ne pourrait être remise en cause. Pour survivre dans un monde de plus en plus hostile, bienvenue dans le remake du l'île du Dr Moreau : on envisage de sélectionner les cellules et embryons (pour générer une pseudo-humanité vigoureuse aux capacités décuplées), d'y intégrer des gênes non humains. Conscients des réticences de la population mondiale face à ce projet scientiste et crypto-eugeniste, nos amis transhumanistes veulent modifier nos regards afin que l'on accepte leur projet. Quels moyens ces gens amoraux seraient-ils susceptibles d'utiliser ? nul ne le sait.

Définitions du transhumanisme par l'Association transhumaniste mondiale :
«
  1. Le mouvement culturel et intellectuel qui affirme qu'il est possible et désirable d'améliorer fondamentalement la condition humaine par l'usage de la raison, en particulier en développant et diffusant largement les techniques visant à éliminer le vieillissement et à améliorer de manière significative les capacités intellectuelles, physiques et psychologies de l'être humain.
  2. L'étude des répercussions, des promesses et des dangers potentiels de techniques qui nous permettront de surpasser des contraintes inhérentes à la nature humaine ainsi que l'étude des problèmes éthiques que soulèvent l'élaboration et l'usage de telles techniques. »
La conceptualisation du transhumanisme débute dans les années 1960, mais le mouvement se dit héritier des courants de pensées de l'Antiquité (vieille technique moisie et usée jusqu'à la corde : revendiquer un lien, une filiation ancienne) et des Lumières.

Sous couvert d'améliorer notre condition humaine par l'éradication de la pauvreté, de la maladie, de la famine, etc, sous couvert de l'utilisation de la raison, de la science et des techniques dans un but de progrès pour l"humanité, il s'agit de vouloir contrôler, maîtriser. L'approche est résolument fasciste à mon sens, tout autant qu'illusoire (s'affranchir des contraintes du corps physique par des moyens technologiques). Nulle place ici pour la critique du désordre économique mondial et de l'injustice, de l'arrogance du pouvoir. Nulle place ici pour le libre arbitre et la liberté de conscience. Il faut "contrôler" , "maîtriser" son existence, ses états de conscience. Le projet est bien consubtantiellement fasciste. Il pose de profondes inquiétudes éthiques. On ne sera pas surpris d'apprendre que la vaste majorité des transhumanistes est matérialiste et adepte du libéralisme anglo-saxon.

On savait l'humanité face à une perte de ses repères, naviguant dans un flou comportemental, et moral. Nous voyons avec les transhumanistes que d'aucuns n'ont pas abandonné l'idée de l'homme nouveau, du sur-homme bâti contre son gré . Je doute que dans le monde que ces gens nous prépare il y ait quelque place que ça soit pour la créativité artistique, pour les non-blancs (ceux qui ne se projettent pas dans l'avenir, cf le discours de Dakar lu par N. Sarkozy et écrit par H. Gaino).

vendredi 16 juillet 2010

Un acte de vandalisme alarmant


Communiqué de l’Association « Résister Aujourd’hui » le 14 juin 2010


S’attaquer à la statue de Jean Moulin initiateur du Conseil National de la Résistance, un symbole?


Nous avons appris, avec consternation, que le « Mémorial Jean Moulin » érigé à l'entrée des Alpilles sur la route de Salon-de-Provence à Sénas tout près du lieu où le résistant fut parachuté a été vandalisé dans les jours précédents le 27 mai 2010, jour de commémoration du 67 ème anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance.

L’enquête est en cours. Ce ne sont pas, à notre avis des voleurs de métal comme on le laisse supposé, car il semble que ce soit plutôt au symbole que l’on ait voulu s’attaquer.

Est-ce des détraqués ou des militants d’extrême droite sensibles aux attaques continues contre la Résistance en général et contre le programme du CNR en particulier.

Rappelons-nous, le 4 octobre 2007, Denis Kessler, ancien n°2 du Medef se réjouissait de la politique de Nicolas Sarkozy

« il s’agit, disait-il, de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme national de la Résistance ! »

De telles paroles peuvent susciter des actes, certains détricotent systématiquement les acquis de ce programme, d’autres peuvent s’attaquer au symbole.

Nous savons que de la parole aux actes, le pas peut être vite franchi.

Pour le respect de la mémoire de la Résistance et de Jean Moulin, nous exigeons une enquête rapide aboutissant au jugement des responsables.

N’oublions pas !

Le programme du CNR qui fût adopté par l’ensemble des mouvements de résistance le 15 mars 1944 préparait la renaissance de la France après cinq années de trahison, cinq années de fascisme vichyssois soutenu par le nazisme hitlérien, cinq années de chasse à l'homme, cinq années enfin d'esclavage, de pillage et de meurtres.

Ce texte audacieux est à l’origine, entre autres, de nombreuses conquêtes sociales (la sécurité sociale, les retraites généralisées et décentes, le droit à la santé, à l’éducation et à la culture pour tous), il visait à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence lorsqu’ils sont incapables de se les procurer par le travail, la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauche ….etc….

Il est d’une troublante actualité aujourd’hui car toutes ces conquêtes sont aujourd’hui remises en cause, quand elles ne sont pas tout bonnement démantelées, oubliées.

Le riche héritage du Conseil National de la Résistance mérite de ne pas tomber dans l’oubli.

Il est nécessaire et indispensable de le faire connaître au plus grand nombre et nous n’admettrons pas que l’on s’attaque impunément à la mémoire de celui qui a été son initiateur.


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voir aussi :
http://www.memorialjeanmoulin.fr/articles.php?lng=fr&pg=160