samedi 16 février 2008

droite bling-bling et gauche plouf-plouf

Le titre du message pourra apparaître pour ce qu'il n'est pas : racoleur, bien dans le ton de l'époque. Blagounette à deux balles ? N'a t'on pas le droit de baisser la garde un moment ? de quitter le langage châtié pour un langage populaire.
Le qualificatif est désormais passé dans le langage courant dans notre pays : droite bling-bling. L'élection de Mr N.S. n'y est pas pour rien, lui qui se revendique de la "culture" télé-pizza, qui procède à des achats compulsifs de montres Rollex, de lunettes Ray Ban, qui va jusqu'à dérober un stylo de luxe dans le bureau du président roumain (avec l'assentiment de ce dernier nous dit t'on).
Un bon article du quotidien "Le Monde" d'il y a deux semaines, nous rappelait fort opportunément l'origine américaine du mot "bling-bling". Paradoxalement, il est né dans une frange du rap américain dont les leaders s'affichent avec de gros bijoux très voyants et d'un clinquant très kitsch. Ces mêmes rappeurs que Mr N.S., alors Ministre de l'Intérieur, fustigeait au motif que les paroles de leurs chansons portaient atteinte à la dignité de la police française. Quand la police française sera devenue fidèle aux idéaux Républicains, vous viendrez me revoir mauvais élève Sarkozy. En attendant, nous allons pouvoir poursuivre le douloureux comptage des étrangers expulsés sans ménagement du territoire français, des interpellations musclées, des arrestations arbitraires, des insultes racistes.
De son côté, la gauche PS/PCF en pleine déliquescence devrait se garder de tout triomphalisme si d'aventure, au soir du 16 mars, les résultats électoraux lui étaient favorables (la démobilisation de son électorat semble une hypothèse valable, puisque l'on nous ressasse l'inéluctable défaite de l'UMP et de ses vassaux). Ce n'est pas la valeur de ses candidats, ou l'espoir qu'ils pourraient faire naître dans le pays profond, mais bien un dégoût de la Sarkozie qui expliquerait ce revers de la droite. Ni le PS ni le PC ne sont en voie de "rénovation", "reconstruction". Qu'ils meurent au plus vite et le pays serait débarrassé un temps de ces petits-bourgeois ennemis du peuple.

mercredi 6 février 2008

Logiciel libre : soutenons le mouvement

Un petit tour sur wikipedia :

Un logiciel libre est un logiciel dont la licence dite libre donne à chacun le droit d'utiliser, d'étudier, de modifier, de dupliquer, de donner et de vendre le logiciel. Richard Stallman a formalisé la notion de logiciel libre dans la première moitié des années 1980 puis l'a popularisée avec le projet GNU et la Free Software Foundation (FSF).

Depuis la fin des années 1990, le succès des logiciels libres, notamment de Linux, suscite un vif intérêt dans l'industrie informatique et les médias. Les logiciels libres constituent une option face à ceux qui ne le sont pas, qualifiés de « propriétaires ».

La notion de logiciel libre ne se confond ni avec celle de logiciel gratuit (freewares), ni avec celle de sharewares, ni avec celle de domaine public. De même, les libertés définies par un logiciel libre sont beaucoup plus étendues que le simple accès aux sources, ce qu'on appelle souvent logiciel Open Source ou « à sources ouvertes ». Toutefois, la notion formelle de logiciel Open Source telle qu'elle est définie par l'Open Source Initiative est reconnue comme techniquement comparable au logiciel libre.

(Fin du message wiki)

Richard Stallman, "grand prêtre" du logiciel libre est venu à Toulouse, au printemps dernier, donner une conférence sur les concepts, les valeurs, et allez, lâchons le mot honni par tant de contemporains, l'éthique, du logiciel libre, de la communauté du logiciel libre. Tudieu, qu'est-ce donc que cette engeance ? une association librement consentie d'humains, dont la proportion de "geeks" est très supérieure à leur place dans la société. What the hell a geek is, god dammitt !! disons que le mot a des racines anciennes. Il désignait semble t'il au Moyen-Age, des gens excentriques, bouffons. Il a ensuite évolué. Dans les années 1980, il garde une connotation péjorative : des informaticiens brillants, mais peu doués pour les relations sociales, passant un temps fou sur leur ordi. Bref, des "gens bizarres". Désormais les "geeks" sont reconnus comme fanas de technologies (pas seulement d'informatique), avec un QI généreux, et la connotation est positive. Ouf !
L'utopie du Libre ne pouvait qu'émouvoir, enthousiasmer même, le geek que je suis (j'ai été "baptisé" en mai 2007 par un geek auto-proclamé, Mr Etienne G.), et le marxiste éclairé.
Alors, si un jour vous téléchargez un logiciel libre pour votre PC, votre Mac, et que ce logiciel vous rend de fiers services (retouches d'image , transferts torrent ou FTP, video grabbers, etc ...), les p'tits gars, souvenez-vous que Logiciel Libre ne veut pas dire "Logiciel gratuit" ou "m'en fout du/des mecs (nanas) qui a/ont passé des nuits à "pisser du code" ", un code que vous pourrez modifiez "cochons de geeks" qui concourrez pour le "'dirtiest geek of 2007" (le type qui n'hésite pas à faire les pires bidouilles informatiques sur un système au boulot. N'aillez pas honte, on s'est bien poilé non sur ce coup là ????). Tout ça pour que vous, sale misérable moldu ingrat, vous vous contentiez de le télécharger, de le configurer et de l'utiliser, méprisant le message vous invitant à faire un don. Ne soyez pas pingres, jouez le jeu du Libre : ouvrez votre porte-monnaie et donnez bon sang ! Même 10 €. Un compte PayPal ne sert pas qu'à acheter sur eBay. Pour les dons du Libre, ça fonctionne très bien. Sinon, faites chauffer la carte bleue. Ceux qui ont un bon salaire sont invités à faire plus d'efforts que les autres.

Petites humiliations sarko-compatibles ...

C'est l'histoire d'un mec. Il n'est pas sur le pont de l'Alma. Il est entre les mains d'un de ces petits shérifs de boites de sécurité (ou plutôt d'insécurité) comme la Brinks, à qui l'Etat, jadis souverain et laïc, désormais impuissant et en pleine dérive religio-sectaire, à qui l'Etat, donc, a confié des missions régaliennes. Il s'agit ici des contrôles de sécurité destinés à flouer le vulgum pekum dans le cadre d'une pseudo-lutte contre le terrorisme. Un agent de la Brinks, ou d'une autre de ces malfaisantes officines, est en poste vers 18h dans l'aérogare 2F de Roissy-Charles de Gaulle. Je passe tranquillement la barrière de détection de produits métalliques.
La, le shérif entre en scène . Ca n'est même pas une série Z, un bon vieux nanar. "Vous n'avez pas vidé vos poches comme je vous l'ai demandé" me dit-il d'un ton que je juge agressif. Je lui dit de me parler sur un autre ton. Mazette, tu te rebelles, moi, petit apprenti-kapo de supermarché aérien, je vais te montrer que je suis un petit macho de merde et que je peux te faire plier, parce que, eh oui, je porte un uniforme (pas le même, mais bon est-ce vraiment si différent, que les pacificateurs envoyés de part les colonies du bon vieil Etat français; mais c'était une autre époque, révolue n'est-ce pas ? ah, zut, Mr N.S. a le projet funeste d'envoyer des militaires en Afghanistan et en Irak; et pourquoi pas en Iran et en Syrie vu que le pôvre homme s'est aligné sur les derniers néo-cons américains). Insulté, je suis sommé de refaire le chemin inverse, vider mes poches, retirer mes chaussures, repasser le filtre .... je m'exécute, mais irrité par ce type, je garde deux mouchoirs usagés dans une poche. Je repasse le contrôle, palpation immédiate et engueulade parce que je ne me suis pas conformé aux ordres de l'apprenti-kapo. "Vous parlez français". Je ne réponds pas. Il m'annonce que mes bagages à main vont être inspectés en détail (en représailles , cela va de soit). Là, je me rends face à tant de bêtise. Et, surprise, l'apprenti-kapo abandonne la partie.
Anodin ? oui, comparé aux arrestations musclées de membres de RESF ou de simples citoyens qui s'opposent verbalement à la police française ? dans la mesure où cette police n'est pas républicaine, ne respecte pas les citoyens , il est sain de s'y opposer et de dénoncer ses pratiques liberticides. Pratiques encouragées depuis quelques années par Mr N.S. naguère "1er flic de France". Une police républicaine, verrait chacun de ses membres recruté sur des bases de fidélité aux valeurs républicaines. Il faudrait donc renommer les CRS (Compagnes "Républicaines" de Sécurité). Quelle insulte !!! mais que dire d'un Etat qui s'est doté d'une police politique ? jusqu'à des temps récents, elle se dénommait "Renseignements Généraux".
Mr N.S. a-t'il des penchants S.M. inavoués ? je me dis ça parce que sa volonté de soumettre le peuple français à sa seule volonté ou à celles de ses amis oligarques, sa volonté de briser toute rébellion, toute résistance, même intellectuelle, est telle que cela fait se poser des questions sur la santé mentale de Mr N.S. Aux yeux de ceux versés dans la psychologie, il apparait sans conteste comme gravement névrosé. Ouf, il aurait été psychotique, nous étions mal barrés. Alors que là, un névrosé, bah, tout le monde a ses petites ou grandes névroses, cabossé par la vie, belle garce, un névrosé, donc disais-je, ça n'est pas bien grave. Sauf que "tout le monde" n'est pas Chef de l'Etat (c'est rigolo d'ailleurs, étant donné son projet de liquider définitivement l'Etat-Providence et l'Etat-Nation sous la forme où nous l'avons connu). Le pouvoir de nuisance de Mr N.S. est énorme. Ses récents discours empreints d'une religiosité feinte sont à ce titre très inquiétants. Prêt à jeter à l'eau la tradition laïque (la France aurait, dixit Mr N.S. "des racines chrétiennes", faisant ainsi fi de tout ceux qui ne sont pas chrétiens, ou qui sont athés, agnostiques), les propos tenus à Riyad et à St Jean de Latran (dont il est, de part sa fonction, chanoine d'honneur !!!!!!!) sont ahurissants. On serait tenté de dire un très chiraquien "abracadabrantesques". Ecoutez , mes amis épris de liberté, rejetant le commerce des âmes au sein des édifices religieux, attachés à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, écoutez les deux dernières chroniques d'Edwy Plenel (Lignes de Fuite, France Culture, cf un article précédent pour les détails du podcast).
Anodin ? oui, comparé à lutte que l'Etat fasciste mène en activant ses bras armés (police, justice, armée) dès que le danger pointe. Il ne faudrait pas que les gens découvrent que, unis, ils forment un peuple bien plus fort que ces pantins. Il faut briser toute contestation. Vous arrachez des plants OGM dans un champ haut-garonnais. En tôle les alter-mondialistes . "Un otro mundo es posible", pour Mr N.S. c'est T.I.N.A. (doctrine de la Dame de Fer : "There is no alternative". Ben non, capitalisme sauvage, travailleurs exploités, citoyens brimés, dociles, petits moutons conduits à l'abattoir du prétendu "libéralisme" économique, approuvez mes braves gens, c'est pour votre bien. Et puis, c'est la SEULE solution. A-culturons les, pressurons les, humilions les. Rabaissés au rang de victimes consentantes sacrifiées sur l'autel de la soif de pouvoir oligarchique). Pas de réforme du capitalisme. Il faut abattre ce système infâme, a-moral (pas immoral, a-moral, le distinguo est d'importance), qui lutte contre l'émancipation individuelle et collective.

(6.1.08)

dimanche 27 janvier 2008

Un petit coup de pouce à "L'Etranger"

Depuis la mi-2007, Thierry DELAVEAU a lancé un nouveau journal (tout d'abord mensuel d'avril à septembre 2007 puis bimestriel) dénommé L'Etranger.
Un journal de plus ? Non, une parole engagée
Le numéro 1 expose la philosophie de ce journal alternatif, journal des idées. Il est disponible dans un petit réseau de vente local (eg cinémas Utopia) au prix unitaire de 4 Euros (ceux qui ont de bons salaires sont invités à soutenir financièrement le journal, tant sa voix dans le paysage médiatique est salutaire et courageuse).
Site internet : http://journal-letranger.com
Adresse mel : journal.letranger@free.fr

Le mensuel l’Etranger se veut le lieu du partage, de l’expression citoyenne et pour ce faire, de l’engagement de plumes volontaires et renouvelées dans la participation aux autres numéros. Vous pouvez envoyer vos propositions et participations à :

Directeur de Publication :
Thierry Delaveau
Mensuel l’Etranger
2 avenue des Ecoles
31590 Verfeil
Tél. 05 61 74 92 38

De la démocratie...

lundi 15 octobre 2007, par Thierry Delaveau

« Un journaliste n’est pas là pour défendre le pouvoir mais pour critiquer»
Geneviève Zongo, veuve du journaliste Norbert Zongo.

La question de la démocratie est un sujet trop sérieux pour être laissée au seul usage de nos gouvernants, attitude qui serait d’ailleurs contraire à l’esprit constituant l’essence même de la démocratie, à savoir le gouvernement par le peuple.

Or qu’en est-il ? « La constitution qui nous régit n’a rien à envier à celles de nos voisins. Loin d’imiter les autres peuples, nous leur offrons plutôt un exemple. Parce que notre régime sert les intérêts de la masse des citoyens et pas seulement d’une minorité, on lui donne le nom de démocratie. (…) Nous sommes en effet les seuls à penser qu’un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile. Nous intervenons tous personnellement dans le gouvernement de la cité par notre vote ou même en représentant à propos nos suggestions. Car nous ne sommes pas de ceux qui pensent que les paroles nuisent à l’action. »

Ces éléments de discours ne sont nullement issus d’une diatribe politique d’un candidat à l’élection présidentielle, ils datent de 2500 ans et proviennent de l’« Oraison funèbre » prononcée devant une assemblée de citoyens athéniens par le grand stratège Périclès.

La démocratie athénienne telle qu’elle s’exprime ici, est celle qui aura posé les fondements d’un régime accordant à tout citoyen le droit d’être parmi l’Assemblée des citoyens qui siège, débat, délibère et pèse quant aux décisions finales et politiques engageant le destin de la cité. « L’assemblée du peuple est souveraine sur toutes les questions » déclarera Aristote. L’intention de Périclès est clairement d’intéresser tous les membres du corps civique à l’administration de l’Etat, si bien que tous les citoyens puissent effectivement prendre part à la vie politique.

Ces vers des Suppliantes, tragédie d’Euripide, en témoignent : « Notre ville n’est pas au pouvoir d’un seul homme. Elle est libre. Son peuple la gouverne, ses chefs sont élus pour un an, l’argent n’y a nul privilège. Le pauvre et le riche ont les mêmes droits. » Démocratie directe où le peuple participe à l’organisation, à la construction et au cheminement politique du pays.


©2007 Christelle Bouvet - Directeur de Publication :Thierry Delaveau - Mensuel l'Etranger,


Les nouveaux convertis du pseudo-libéralisme économique et du moralisme : déceptions en chaîne

Il semble bien depuis une trentaine d'années que l'on compte plus d'ex-communistes désormais tout acquis aux valeurs capitalistes, que de gens ayant fait le chemin inverse. Il apparaît que les ex-rouges ont tellement viré casaque qu'ils ont honte de leurs anciens engagements (cf notamment L. Jospin qui alla jusqu'à mentir au peuple français sur ses activités trotskistes avant qu'il rejoigne le PS). Mais le mouvement le plus inquiétant provient d'Amérique du Sud. Que d'espoirs déçus : Lula Da Silva au Brésil, ex-leader d'un syndicat d'ultra-gauche, s'affiche avec tous les financiers du monde. Il a renoncé à presque tout le programme progressiste présenté lors de sa première élection. Il a lancé son pays dans un programme d'achats d'armements, de développement à outrance des agro-carburants (faisant en cela le jeu d'une économie libérale acquise au "tout-voiture" alors que de vastes modifications de comportements individuels et collectifs sont nécessaires pour tenter de préserver l'équilbre écologique planétaire). Evo Morales, ex-leader syndicaliste gauchiste qui défendait alors le droits des autochtones indiens face aux prédateurs blancs. Depuis son accesssion au pouvoir fin 2005, il fait concession sur concession à l'olgarchie bolivienne. Ses partisans qui avaient lancé une grande offensive révoluionnaire en mai-juin 2005 sont de plus en plus démobilisés. Dans le camp d'en face, les oligarques, un premier temps démoralisés, n'ont cesse de grignoter du terrain, fourbissant les puissantes armes de la contre-offensive. Michèle Bachelet se situant au centre-gauche (au sens français), hormis les medias qui l'a présentait comme une candidate socialiste, ne peut être considérée que comme une tenante de la social-démocratie que l'on expérimente depuis un 1/4 de siècle et qui a donné les résultats que l'on sait sur les plans économiques, culturels, financiers, moraux. Les marxistes chiliens n'ont donc rien à espérer de cette présidente élue début 2007. Daniel Ortega apparaît très fatigué, sans fougue; à sa décharge, il a souffert dans son passé de lutte sandiniste dans les années 1970-80 (on rappelera pour mémoire qu'il fut président du Nicaragua de 1985 à 1990). Il semble bien avoir trahi ses convictions marxistes-léninistes à plusieurs reprises dans le passé (confiscation au profit de cadres du parti d'ensembles fonciers et immobiliers en 1990; pacte avec l'ex-président Arnoldo Alemán en 2004; gages donnés aux libéraux quant à sa rupture effective avec le sandinisme; alliance récente avec des groupes d'intérêts de la droite nicaraguéienne). La dernière rencontre Chavez-Ortega que l'on a pu regarder avec intérêt pendant plusieurs heures sur Telesur, a clairement montré le renoncement d'Ortega. Alors que la sincérité et la fougue de Chavez donnaient à ces moments une intensité, une émotion militante pour qui croit que le Vénézuela est actuellement le seul laboratoire du socialisme du 21ième siècle. Il ne s'agit pas de souhaiter l'avènement d'une société socialiste pour une société socialiste, de manière purement idéologique et dogmatique. Il s'agit de la conscience profonde que le capitalisme doit être mis à bas et remplacé par un système égalitaire, démocratique, transparent, un gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple (un slogan galvaudé depuis longtemps par bien des pseudos hommes et femmes "de gauche", de F. Mitterrand à H. R. Clinton). Un système qui devra garantir une réhabilitation de pratiques écologiques (transport, agriculture, constructions mobilières, pêche, chasse). Un système qui devra élever le niveau d'éducation sans instiller une quelconque propagande officielle. Un système qui, élevant ainsi le niveau de conscience de chacun, devra insister pas tant sur les droits que sur les devoirs de chaque citoyen; pas question de déresponsabiliser qui que ce soit. La motivation pour le progrès social, pour l'émancipation individuelle et collective sur divers plans, peut efficacement remplacer l'avidité et la cupidité capitaliste et individualiste. Avidité et cupidité qui sont le fait d'un grand nombre, en pensée et/ou en action. De la gauche caviar qui tient un discours gauchiste mais aime le pouvoir pour le pouvoir, le luxe, l'argent, la gloire, à l'individu pris au piège de ses contradictions qui, le mercredi va défiler pour la défense du Service Public ou participe à la réunion de sa section socialiste ou de sa cellule communiste, et qui, le vendredi achètera des actions d'EDF ou signera un Plan d'Epargne Retraite. Nul n'est à l'abri de tels errements, de tels renoncements. Là comme ailleurs, une très grande vigilance est de mise. Le regard critique ne peut s'exercer que sur les autres, il se doit d'être exercé sur sa propre vie, sur la réalité des ses engagements politiques (réels ou virtuels par manque de courage). Souhaiter le développement d'expériences socialistes n'exclut pas une dose de réalisme. Les idées communistes sont soient venues trop tôt soient triompheront très modestement trop tard. Elles exigent un tel niveau d'abnégation, de courage, de persévérance, d'intégrité, de probité, de foi laïque même oserais-je dire, dont peu d'hommes et de femmes sont les récipiendaires. Je ne crois pas en le succès de mes idées, m'opposant en cela en la vision Jaurésienne et Mendésiste qui pensait que toute idée juste finissait par triompher dans la mesure où le gouvernement en faisait éclater le bien-fondé. Cela suppose que l'individualisme soit réduit à sa place adéquate. Non que chacun perde son intégrité physique, moral, intellectuelle au sein d'un société totalitaire, mais que chacun mette l'objectif du progrès social collectif avant celui du progrès social individuel. Que l'intérêt collectif prenne le pas sur les intérêts particuliers. Les forces réactionnaires, ou même les forces centristes, sont fermement opposées à la survenue d'une telle société dont je n'ai fait qu'esquisser les contours (au risque de voire de mésinterprétations survenir chez l'internaute non averti). Je suis convaincu que mes idées ont désormais subi une défaite politique et idéologique quasi définitive. La grande majorité de la population mondiale aspire à vivre dans une société consumériste, débarassée de ses vieux oripeaux traditionnels (quand bien même ces traditions sont celles, forts positives, de la tolérance, du respect de "L'Etranger", d'un habitat modeste, d'une non-prédation des ressources naturelles). Ce mouvement de recul est visible sur tous les continents depuis peu. Le jeune algérien ne comprend pas son papy communiste qui avait rêvé d'une Algérie confraternelle, mêlant européens, kabiles, arabes, croyants et athés, politisés et a-politiques (ce rêve, qui fut notamment celui d'un Henri ALLEG, torturé par l'Armée Française, ne vit pas le jour. Les extrémistes de l'OAS, du FLN, les "pragmatiques" de la SFIO et de l'UDR ne voulait pas d'une telle Algérie. Que de souffrances ce peuple a t-il enduré de la conquête française à l'époque actuelle du lobby militaro-industriel). Il ne comprend pas que son papy se satisfasse (sans renoncement aucun) de sa modeste orangeraie, d'une vie simple mais ample. Il l'interpelle " tu n'as pas d'ambition; il aurait fallu racheter des terres, développer ton activité, gagner de l'argent" (le documentaire qui montre le retour en Algérie d'Henri Alleg à la rencontre de ses anciens compagnons de lutte contre l'occupant militaire français colonialiste, est à ce titre très parlant). Une part significative d'Iraniens en 2008 aspirent eux-aussi à un modèle consumériste (quel qu'en soit le prix) : une belle voiture, une grosse maison, une belle femme. Comment peut-on raisonnablement penser, et je m'oppose en cela à mes amis de La Riposte (je pense notamment à Hubert Prévault de la CGT-Airbus), que la victoire des idées communistes est inéluctable. Non, leur défaite est inéluctable. Ce n'est pas être négatif, défaitiste que de le dire. Si la grande majorité des gens dans ce pays, et ailleurs, se plait, plus ou moins, dans une société capitaliste, il n'y a aucun espoir de convaincre, par le débat, une portion significative de la population. On ne peut pas aller contre ce désir populaire. Cela n'empêche pas de garder ses valeurs et de tenter de réduire, autant que faire se peut, nos actions allant à l'encontre de ses valeurs affichées auprès des autres. Cohérence maximale, intégrité, petits progrès individuels dans le cadre d'une action consciente et déterminée. Cela constitue déjà, à tout le moins, un programme ambitieux.

samedi 26 janvier 2008

La Riposte

Retrouvez mes amis marxistes de La Riposte soit sur le web : www.lariposte.com, ou en vous abonnant à leur numéro désormais mensuel (15 Euros pour 10 numéros, 20 Euros en abonnement "solidarité" pour donner un petit coup de pouce). Greg Oxley et Alan Woods produisent des analyses pertinentes de l'actualité nationale et internationale. On peut recevoir ces textes en s'abonnant à la newsletter à recevoir dans sa boite mel. La Riposte met également en vente des T-shirts originaux, et ré-édite des livres forts intéressants : comme "L'Etat et la Révolution" de V.O. Lenine (à prix très doux). Les idées marxistes sont plus que jamais d'actualité.

mercredi 23 janvier 2008

OPAs Sarkosystes : une honte

Faussaire, démagogue, amoral, tel se révèle Nicolas Sarkozy à ceux qui le croyait homme de rupture, en qui l'on pouvait avoir confiance, qui résoudrait les multiples maux français. Comment peut-on parler de "pensée sarkozyste" dans un tel contexte ? il est devenu spécialiste, sous la férule du secrétaire général de l'Elysée, ex-chiraquien, Claude Guéant (auteur d'un discours nauséabond prononcé à Dakar par N. Sarkozy en juillet 2007), du recyclage bas de gamme. Citons en vrac :
1 . la "politique de civilisation" : un concept du sociologue Edgar Morin, apôtre de la complexité, qui a été dévoyé par Claude Guéant et Nicolas Sarkozy. Seul le nom a été repris. Guéant et Sarkozy ont ils lus les ouvrages du sociologue, et plus particulièrement celui dans lequel il décrit ce concept de politique de civilisation au sein d'un chapitre de 70 pages.
2. Mémoire communiste autour de la figure de Guy Môquet : le PCF a créé une mémoire communiste révisitée. Pour autant, cela autorisait-il N. Sarkozy à utiliser la trop fameuse lettre de Guy Môquet. Pour moi, le plus grand héros communiste de la résistance communiste fut persécuté par le PCF, tout acquis au stalinisme : Georges Guingoin. Une figure du maquis limousin. On lui fera payer cher son idéalisme.
"Guy Môquet est passé dans l'histoire comme un des symboles de la Résistance française. Le qualificatif de résistant, souvent utilisé à son propos, notamment par les médias, est cependant l'objet d'un débat récent parmi quelques historiens." voila ce qu'en dit Wikipedia. Pour ma part, faire de G.M. une icône de la résistance est une erreur historique. La réalité est que s'il passait des tracs communistes, on était loin du résistant FTP MOI (ceux-la, je les bade). C'était peut-être un résistant significatif en devenir. Le PCF s'est refait une virginité après-guerre, tentant peut-être de faire oublier son soutien à l'Union Soviétique, même pendant le pacte de non agression germano-soviétique (le parti des futurs fusillés n'était nullement sur une ligne de résistance à l'occupant). Le même PCF s'illustrera par des positions ultra-réactionnaires lors des révoltes de Budapest (insurrection populaire du printemps 1958 écrasée par le pouvoir stalinien en place en Hongrie, avec le soutien actif de Moscou) et Prague (révolte populaire du printemps 1968, écrasée en novembre) , l'invasion de l'Afghanistan, l'état de siège décrété par le Général Jaruzelsky en Pologne en 1981, etc ... j'oubliais les caillassages de militants trotskystes dans les années 70, la mauvaise gestion de nombre de municipalités communistes (tellement loin de l'idéal communiste, que, eh bien oui, ces élus PCF ont contribué à souiller cet idéal durablement, à éloigner définitivement les couches populaires du vote de gauche, à humilier les fils et filles "d'immigrés", à qui le PCF avait beaucoup promis, et si peu donné dans les faits).
3. Grandes figures du socialisme français : Jean Jaurès, Léon Blum, Jules Guesde : qui peut croire que l'inculte N. Sarkozy a lu un seul ouvrage, un seul texte de ces socialistes du 20ième siècle ?
4. Général De Gaulle : on peut penser ce que l'on veut du Général, j'ai été choqué de la visite de N. Sarkozy à Collombey suite à son élection. Lui qui a sabordé le gaullisme sans états d'âme. Tout pour la communication, l'esbrouffe. L'archétype de l'arriviste, vulgaire, inculte, amoral. Cet homme va mener la France dans une pente très dangereuse. Son élection probable, annoncée comme certaine pendant des mois par les mass-media, cette seule perspective me glaçait les sens.
L'habit de président de la République est bien trop grand pour N. Sarkozy : pas plus que S. Royal, il n'avait la carrure requise pour la fonction. La République est fort mal en point depuis si longtemps (depuis ses débuts ?). On ne peut que s'en inquiéter face au bellicisme, à la bigoterie de façade, à la haine de la culture, au mépris de la Fonction Publique en tant qu'instrument de justice sociale, de notre Président. Qui a rendu la France ridicule aux yeux des étrangers en si peu de temps. Lisez la presse conservatrice britannique ou allemande : un désastre. Se jetant bêtement dans les bras de néo-cons US en totale perte de vitesse dans leur propre pays, déconsidérés après 2 mandats de leur poupée fantoche, s'alignant sans réserve sur la politique réactionnaire de la droite israélienne (n'y avait-il pas un équilibre à trouver entre le soutien à une Autorité Palestinienne - incompétente, corrompue et méprisant depuis des décennies les populations paupérisées de Gaza et de Cisjordanie - , et le soutien aux faucons israéliens ? certes, on voyait mal N. Sarkozy soutenir la vraie gauche israélienne dont le pays a besoin compte tenu des énormes difficultés d'une part croissante des juifs israéliens; eux comme d'autres de part le monde, jetés en pâture à la voracité ultra-libérale. De là à liquider la politique étrangère de la France sous la 5ième République ...).

(ébauche à compléter)