samedi 21 janvier 2012

Afghanistan : une désillusion prévisible


Ainsi donc, une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy "gouverne" à l'émotion, sur un coup de tête, de manière irréfléchie. Il montre là encore qu'il n'a aucune des qualités pour être à la tête du pays. Quatre nouveaux militaires sont morts en Afghanistan, et la question d'un retrait anticipé est annoncé par N.S.
Mais ce retrait devrait être totalement décorrélé du nombre de morts dans nos rangs. On ne retire pas des troupes, au surcroît professionnelles, parce que "l'Afhanistan ça commence à suffir". A force de mépriser les conseils et analyses du renseignement militaire et de l'Etat-Major, le pouvoir politique va dans le mur. Incapable, comme de tous temps les divers pouvoirs politiques occidentaux l'ont toujours montré, de comprendre un pays comme l'Afghanistan. Croyant qu'à force de déployer hommes et matériels, on soumettrait ce pays féodal. Ce pays, comme l'Irak, n'a pas à être soumis, qui plus est par des nations étrangères. Ce pays restera insoumis, quelque soit l'attitude de N.S.
Afghanistan : ECHEC
Irak : ECHEC (le pays est à feu et à sang. Les communautés religieuses se haïssant comme rarement. Le premier ministre et la constitution ont été imposés par les USA : bravo !).
Pakistan : ECHEC (Les USA en avait fait un allié dans la région. Mais faute d'être en capacité de comprendre le pays, ils se sont fait blousés. L'épisode de la capture et de l'exécution sans procès de Ben Laden est non pas un succès, mais une nouvelle barbouzerie de la CIA).
Israël/Palestine : ECHEC (Depuis 35 ans, la solution de pays n'a jamais été aussi inaccessible et peut-être définitivement).

Les occidentaux ont rarement la possibilité de comprendre les sociétés orientales (Proche-Orient, Moyen-Orient, Extrême-Orient). Seuls quelques diplomates, attachés militaires, intellectuels, artistes, ont (et ont eu dans le passé) une connaissance assez fine de la complexité de l'histoire, de la géographie, des relations sociales. Toute action politique basée sur une cécité géo-stratégique est vouée à l'échec. L'action lancée en novembre 2011 était vouée à l'échec. Faut-il rappeler qu'elle faisait suite à l'émotion intense suscité aux USA (et ailleurs) par les attaques du 11 septembre. G W Bush était lui aussi gouverné, dominé, par ses émotions. Intellectuellement faible, sans réelles connaissances historiques, sans finesse , sans projet de société, lié au lobby militaro-industriel, va-t'en-guerre. Tout comme N.S. aujourd'hui en France.
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jeudi 19 janvier 2012

Les bouffons étaient drôles autrefois

La Sarkozye se rapprochant dangereusement du gouffre, les derniers chiens de garde occupent la scène médiatique et s’agitent pitoyablement. Car il s’agit bien de théâtre, mais le script est mauvais et les acteurs médiocres en diable. Autrefois, sous les règnes de divers monarques, la cour appointait un ou des bouffons. Contre-pouvoir, ou à tout le moins poil-à-gratter, si le roi n’était pas fermé outre mesure à toute critique, outre la pratique indispensable de l’humour, leurs saillies, leurs railleries des travers du pouvoir étaient salutaires. Aujourd’hui en Sarkozye, plus aucune critique n’est tolérée par le pouvoir. A l’évidence, la rupture est consommée avec les Français, mais à l’Elysée tout continue comme avant (la pseudo-République des copains-coquins). La malhonnêteté intellectuelle atteint des sommets : on en vient à contester l’incontestable quand les chiffres ne correspondent pas à la vision du président. Le prétendu sommet social d’hier participe de cette bouffonnerie que les Français ne supportent plus. La situation sociale se dégrade de mois en mois, mais les chiens de garde prétendent que la capitaine est à la barre et qu’il a six cerveaux. On a plutôt l’impression d’être sur le Costa Concordia.

dimanche 17 juillet 2011

Frenchie Joly ....

Ainsi donc, nos populistes de la sarkozye rance (Fillon, Guaino, Pécresse), sont ils tombés à bras raccourcis sur la (trop) progressiste candidate d'EELV , Eva Joly en ce 14 juillet. Parce qu'aujourd'hui, être antimilitariste, comme hier du temps des "évènements d'Algérie", c'est être taxé d'antipatriote et de tenant de l'anti-France.
« J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé (militaire) par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent. »
Aïe, tout ce que la France, pauvre d'elle, compte de racistes patentés ou de gens paumés qui votent FN, de la droite national(ist)e aux pitoyables ministres de la République de plus en plus outragée, tous se sont élevés contre les propos plein de bon sens et de valeurs authentiquement républicaines. Mais voilà, Eva Joly n'est pas née sur le sol français et c'est une femme. Dans le paysage actuel, deux tares qui vous plombent d'avance pour les élections présidentielles de 2012. Eva Joly est"bi-nationale", puisque tout à la fois Norvégienne de naissance et Française. Elle qui se revendique légitimement comme européenne, méconnaîtrait donc l'histoire et les valeurs de la France (dixit Fillon dans un accès de xénophobie). Mais qui connaît l'origine de notre 14 juillet tel que fêté depuis les années 1880 ? il ne s'agit pas de commémorer la prise de la Bastille (14/7/1789) ni de la fête républicaine de la Fédération (14/7/1790), mais une institution surannée qui n'a d'équivalent que dans les régimes autoritaires : Chine, Russie, Cuba, dans le monde arabe ! que de beau monde ! la Sarkozye ne finit plus de tomber dans les plus bas-fonds de la politique et de l'idéologie puante. Que de ressemblances avec les propositions du FN ou du pétainisme. Des pseudos débats sur l'identité national, l'islam de France, à la chasse aux précaires (chômeurs, sans-bri, Tziganes, travailleurs pauvres), de la stigmatisation des étrangers au soutien affiché depuis tant d'années à nombre de régimes dictatoriaux, de la Françafrique qui ulcère les Africains aux engagements pus que douteux sur divers théâtres d'opérations extérieurs, la France s'avilit chaque jour un peu plus. Réjouissons-nous qu'une Eva Joly puisse tenir un langage sain et tente de redonner ses lettres de noblesse à la politique. L'écologie politique est une alternative indispensable face à un PS coupé de longue date de la masse des ouvriers/employés, face aux défis environnementaux, aux crises à répétition du système capitaliste financiarisé.
Quant aux hystériques de droite, à la gauche molle qui donne elle aussi dans la surenchère patriote (cf Aubry et Royal), d'autres forces doivent présenter un tout autre visage. Que tant de Français n'aillent plus voter, qu'ils considèrent la politique comme pratiquée par des margoulins, devrait être de nature à susciter une prise de conscience. Mais la fameuse "rupture" sarkozyste a fait long feu. Les effets délétères de la politique menées depuis 1982 n'ont pas fini de produire des fractures, des indignations, et pourquoi pas des révoltes. Le modèle consumériste importé des USA ne gardera pas longtemps encore sa capacité à aveugler les peuples en Occident.

Toute posture progressiste (à chacun de jauger la sincérité du déclarant...) vous condamne à rester ad vitam eternam dans l'opposition. Mais au moins peux-t'on se regarder en face et être heureux de sa sincérité.

Néanmoins, que l'on en déduise pas hâtivement que je vois en Eva JOLY la solution à tous les maux de la société française. Elle traîne quelques boulets qui font penser que la vraire rupture (type Patrice Lumumba eu Congo des années 50) que j'attends ne viendra pas d'elle. Lors du W/E qui a suivi le 14 juillet, elle s'est rendu ainsi que Nicolas Hulot à Notre-Dame-des-Landes (à 20 km environ au Nord de Nantes) où se tenait les 16 et 17 un grand week-end de résistance citoyenne au futur aéroport (les travaux doivent démarrer en 2013 pour une ouverture commerciale fin 2017). Nicolas Hulot est reparti avec des épluchures sur la tête. Il aurait du se renseigner avant : localement, les figures médiatiques de l'écologie (Hulot, Bové père, Joly) ne sont pas en odeur de sainteté. Ah les saligauds de Bretons : ils osent refuser le soutien des coqueluches des medias (c'est le cas pour les 2 "mâles", moins pour la "franco-norvégienne"). Hulot et Joly ont tout de même, lors de leur très bref séjour sur place, simulé l'entente cordiale. Un bel exemple de bal de faux-culs (il faut dire que les inimitié et l'animosité atteint des sommets au sein d'EELV dans le petit groupe de dirigeants nationaux). D'autre part, lelle me paraît loin d'être antimilitariste la mère Eva : elle propose certes de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par une fête républicaine, mais également de déplacer ledit défilé militaire à la date du 11 novembre. On sait également qu'elle est favorable à l'opération militaire en Libye. On peut néanmoins espérer qu'elle soit un peu plus honnête que la moyenne compte-tenu de son parcours en tant que magistrate.

samedi 14 mai 2011

La longue agonie du football français

Malgré les propos haineux à l'encontre de Mediapart, il n'aura échappé à personne que l'agitation médiatique du gouvernement (Chantal Jouanno en tête. *1 ) n'avait, encore une fois, pour seul but que de mettre en œuvre un écran de fumée dans la plus pure tradition du déni de réalité qu'affectionnent tant les mouvements de droite au niveau mondial. Mais la lecture du verbatim (partiel certes , mais plus de 6 pages qui ne laissent aucun doute sur la mentalité des participants) de la réunion de cadres de la FFF de fin 2010, donne une idée de ce qu'un crypto-raciste est. Et quand France 5 invite pour parler de cet affaire en début de semaine le sinistre Thierry ROLAND (dont la carrière, minable en tout point, a été émaillée de tant de propos racistes que l'on se demande bien ce qui est passé par la tête des producteurs de "C à vous" pour penser à inviter ce petit monsieur), on poursuit la négation même face à des preuves tangibles publiées par Mediapart (dont la rédaction a été couverte de propos insultants par plusieurs ténors de l'UMP : face aux révélations du même Mediapart dans le cadre de l'affaire Woerth/Bétancourt, le même type d'arguments nous avaient été fourni : presse fasciste, presse de caniveau, méthodes staliniennes, etc ... Ah, qu'il est étrange de constater, que du Chili de 1973 à la France de 2011 en passant par les Etats-Unis depuis les années 50, les propagandistes et thuriféraires de la droite dure nous servent toujours la même logorrhée). Ainsi donc, Thierry Roland était choqué lui aussi par les "attaques" de Mediapart. Mais le projet (qui n'a certes pas été mis en œuvre depuis, dixit la commission d'enquête) était bien là : trier les jeunes joueurs au sein des écoles de formation fédérales du football français, selon des critères racistes que l'on connaît depuis le 19e siècle en France , et que Gaino a revisité à l'occasion du trop fameux discours de Dakar prononcé par Sarko à l'été 2007 (l'homme africain incapable de se projeter dans l'avenir, regardant les saisons passer comme une vache les trains de la SNCF). Depuis le titre mondial de 1998 et le titre européen de 2002, les performances de l'équipe de France de football sont pour le moins contrastées : éliminations sans gloire après les matchs de poule en Corée en 2002 et en Afrique du Sud en 2006, mais finaliste en 2006 en Allemagne. Le jeu pratiqué est très décevant : un niveau technique, tactique et physique en dessous des grandes nations européennes (Espagne, Portugal, Angleterre, Allemagne , Italie, Pays-Bas) qui jouent très majoritairement (sauf les portugais pour des raisons évidentes) quasiment sans joueurs de couleur. Et oui, comme le disent sans précautions certains cadres de la FFF, les joueurs blancs sont petits, peu physiques mais intelligents et techniques, alors que le black est quasi exclusivement physique. Théorie raciale fumeuse et nauséabonde. Le double titre 1998-2002 avait été l'occasion d'une mystification : la France black-blanc-beur. Entendez-par là que le baromètre du "vivre ensemble" était au beau fixe. C'était tellement tentant, avec Jospin et Chirac se précipitant pour récupérer 1998 sur un plan politique. Mais qu'en était-t'il réellement ? dans les vestiaires de l'équipe de France, quelques joueurs qui disent "et si on faisait une photo entre blacks" .... depuis le début des années 1990 une violence en nette recrudescence sur et en dehors du terrain (avec de nombreuses agressions d'arbitres), des slogans et banderoles racistes dans certaines tribunes (sans parler des cris de singe à l'attention des joueurs "de couleur"). A l'image de la société française de plus en plus violente après le milieu des années 80 ( Chirac "le bruit et les odeurs", Mitterrand et la libéralisation économique, les crises à répétition du système capitaliste, la désindustrialisation progressive du pays), le football français a du faire face à la violence sous diverses formes (pas seulement raciste, mais essentiellement haineuse face aux "autres". On se rappelle les banderoles du PSG traitant les chti's de débiles congénitaux, d'alcooliques). Mais l'important pour le business est bien de faire croire que tout va bien : il y tant de milliards en jeu que la "religion foot" a de beaux jours devant elle. Après tout, en 1982, Mitterrand ne disait-il pas au patron de France 3, Serge Moati, que les français avaient besoin de se détendre, de voir des programmes légers; bref, la culture ça commençait à bien faire ....
Tout va bien donc dans le football français : il n'y a pas de racistes à la FFF ( *2) ou dans les stades, les dirigeants ne sont pas incompétents ni incapables d'un discours et d'une stratégie cohérente, Mediapart calomnie et c'est inacceptable.



*1 : La ministre des sports a pris grand soin, mardi 10 mai, de dédouaner le sélectionneur de l'équipe de France. Selon elle, «aucun fait ne permet de dire que Laurent Blanc cautionnerait des orientations discriminatoires». C'est pourtant tout le contraire qui apparaît à entendre la réunion du 8 novembre 2010. Mediapart a choisi de publier des extraits sonores de cette réunion qui viennent démentir les arguments de Chantal Jouanno.

*2 : (Mediapart) Le sélectionneur Laurent Blanc dément en bloc avoir évoqué avec d'autres responsables du foot français la mise en place de politiques discriminatoires et de quotas dans la formation et la sélection des joueurs.Voilà pourtant ce que lui et ses collègues disaient lors d'une réunion officielle, le 8 novembre 2010:

Laurent Blanc: Qu'est-ce qu'il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks (...) Je crois qu'il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d'autres critères, modifiés avec notre propre culture (...) Les Espagnols, ils m'ont dit: “Nous, on n'a pas de problème. Nous, des blacks, on n'en a pas”.»

Erick Mombaerts: Est-ce qu'on s'attelle au problème et on limite l'entrée du nombre de gamins qui peuvent changer de nationalité?

Laurent Blanc: Moi j'y suis tout à fait favorable.

François Blaquart: On peut s'organiser, en non-dit, sur une espèce de quota. Mais il ne faut pas que ce soit dit.

Erick Mombaerts: Donc il faut 30% ? (...) Il y a bien des clubs comme Lyon qui le font dans leur centre de formation.

Francis Smerecki: Je dis: première chose, c'est discriminatoire.

dimanche 27 février 2011

transhumanisme : un avatar fasciste

A l'occasion de l'émission "les grosse têtes au carré" (France Inter, 25 février 2011 c'est non sans effarement que j'ai entendu parler du transhumanisme. Il s'agit d'un courant de pensée, porté par des "intellectuels", des "scientifiques de renom" qui visent à utiliser les biotechnologies (biologie moléculaire, nano-technologies, etc ...) afin de créer un homme nouveau ("posthumain" dans le langage de ce groupe de dangereux fascistes). Il s'agirait de rompre avec les limites actuelles de l'être humain afin de s'adapter à un monde, qui, de part les dégradations multiples engendrées notamment par le système économique dominant (le capitalisme) va devenir invivable (pollutions majeures de l'eau, de l'air, des terres). Au lieu de prôner un changement radical de système économique, de pratiques individuelles et collectives, afin de devenir économes, solidaires, respectueux de l'environnement et actif dans sa restauration en un état sain, nos amis transhumanistes souhaitent poursuivre la marche actuelle du monde. A leur yeux, la recherche par tous moyens de la croissance du PIB et ses dégâts collatéraux, ne pourrait être remise en cause. Pour survivre dans un monde de plus en plus hostile, bienvenue dans le remake du l'île du Dr Moreau : on envisage de sélectionner les cellules et embryons (pour générer une pseudo-humanité vigoureuse aux capacités décuplées), d'y intégrer des gênes non humains. Conscients des réticences de la population mondiale face à ce projet scientiste et crypto-eugeniste, nos amis transhumanistes veulent modifier nos regards afin que l'on accepte leur projet. Quels moyens ces gens amoraux seraient-ils susceptibles d'utiliser ? nul ne le sait.

Définitions du transhumanisme par l'Association transhumaniste mondiale :
«
  1. Le mouvement culturel et intellectuel qui affirme qu'il est possible et désirable d'améliorer fondamentalement la condition humaine par l'usage de la raison, en particulier en développant et diffusant largement les techniques visant à éliminer le vieillissement et à améliorer de manière significative les capacités intellectuelles, physiques et psychologies de l'être humain.
  2. L'étude des répercussions, des promesses et des dangers potentiels de techniques qui nous permettront de surpasser des contraintes inhérentes à la nature humaine ainsi que l'étude des problèmes éthiques que soulèvent l'élaboration et l'usage de telles techniques. »
La conceptualisation du transhumanisme débute dans les années 1960, mais le mouvement se dit héritier des courants de pensées de l'Antiquité (vieille technique moisie et usée jusqu'à la corde : revendiquer un lien, une filiation ancienne) et des Lumières.

Sous couvert d'améliorer notre condition humaine par l'éradication de la pauvreté, de la maladie, de la famine, etc, sous couvert de l'utilisation de la raison, de la science et des techniques dans un but de progrès pour l"humanité, il s'agit de vouloir contrôler, maîtriser. L'approche est résolument fasciste à mon sens, tout autant qu'illusoire (s'affranchir des contraintes du corps physique par des moyens technologiques). Nulle place ici pour la critique du désordre économique mondial et de l'injustice, de l'arrogance du pouvoir. Nulle place ici pour le libre arbitre et la liberté de conscience. Il faut "contrôler" , "maîtriser" son existence, ses états de conscience. Le projet est bien consubtantiellement fasciste. Il pose de profondes inquiétudes éthiques. On ne sera pas surpris d'apprendre que la vaste majorité des transhumanistes est matérialiste et adepte du libéralisme anglo-saxon.

On savait l'humanité face à une perte de ses repères, naviguant dans un flou comportemental, et moral. Nous voyons avec les transhumanistes que d'aucuns n'ont pas abandonné l'idée de l'homme nouveau, du sur-homme bâti contre son gré . Je doute que dans le monde que ces gens nous prépare il y ait quelque place que ça soit pour la créativité artistique, pour les non-blancs (ceux qui ne se projettent pas dans l'avenir, cf le discours de Dakar lu par N. Sarkozy et écrit par H. Gaino).

vendredi 16 juillet 2010

Un acte de vandalisme alarmant


Communiqué de l’Association « Résister Aujourd’hui » le 14 juin 2010


S’attaquer à la statue de Jean Moulin initiateur du Conseil National de la Résistance, un symbole?


Nous avons appris, avec consternation, que le « Mémorial Jean Moulin » érigé à l'entrée des Alpilles sur la route de Salon-de-Provence à Sénas tout près du lieu où le résistant fut parachuté a été vandalisé dans les jours précédents le 27 mai 2010, jour de commémoration du 67 ème anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance.

L’enquête est en cours. Ce ne sont pas, à notre avis des voleurs de métal comme on le laisse supposé, car il semble que ce soit plutôt au symbole que l’on ait voulu s’attaquer.

Est-ce des détraqués ou des militants d’extrême droite sensibles aux attaques continues contre la Résistance en général et contre le programme du CNR en particulier.

Rappelons-nous, le 4 octobre 2007, Denis Kessler, ancien n°2 du Medef se réjouissait de la politique de Nicolas Sarkozy

« il s’agit, disait-il, de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme national de la Résistance ! »

De telles paroles peuvent susciter des actes, certains détricotent systématiquement les acquis de ce programme, d’autres peuvent s’attaquer au symbole.

Nous savons que de la parole aux actes, le pas peut être vite franchi.

Pour le respect de la mémoire de la Résistance et de Jean Moulin, nous exigeons une enquête rapide aboutissant au jugement des responsables.

N’oublions pas !

Le programme du CNR qui fût adopté par l’ensemble des mouvements de résistance le 15 mars 1944 préparait la renaissance de la France après cinq années de trahison, cinq années de fascisme vichyssois soutenu par le nazisme hitlérien, cinq années de chasse à l'homme, cinq années enfin d'esclavage, de pillage et de meurtres.

Ce texte audacieux est à l’origine, entre autres, de nombreuses conquêtes sociales (la sécurité sociale, les retraites généralisées et décentes, le droit à la santé, à l’éducation et à la culture pour tous), il visait à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence lorsqu’ils sont incapables de se les procurer par le travail, la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauche ….etc….

Il est d’une troublante actualité aujourd’hui car toutes ces conquêtes sont aujourd’hui remises en cause, quand elles ne sont pas tout bonnement démantelées, oubliées.

Le riche héritage du Conseil National de la Résistance mérite de ne pas tomber dans l’oubli.

Il est nécessaire et indispensable de le faire connaître au plus grand nombre et nous n’admettrons pas que l’on s’attaque impunément à la mémoire de celui qui a été son initiateur.


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voir aussi :
http://www.memorialjeanmoulin.fr/articles.php?lng=fr&pg=160

samedi 17 avril 2010

La droite mondiale hystérique

Aux USA, l'ultra-droite n'hésite pas à ressortir ses vieux arguments dès qu'une loi un tant soit peu sociale pourrait être promulguée. La réforme édulcorée du système Medicare n'a pas échappée à la règle. Les insultes ont marqué les débats au Congrès. Des permanences d'élus ayant voté en faveur de la réforme ont été vandalisées , des menaces de morts ont été laissées sur les répondeurs téléphoniques des élus (qu'ils soient républicains, démocrates, indépendants). "même les russes ont abandonné le communisme, nous n'en voulons pas ici" : voilà ce qu'une militante du Tea Party, cher à l'extrémiste Sarah Palin (Miss Wasilla 1984 ...), disait récemment à la TV américaine. Il faut dire que l'inculture politique est telle de part le vaste monde et particulièrement aux USA, que l'anti-communisme primaire est également à l'oeuvre un peu partout; et puis, comme disait Lino Ventura dans les Tontons flingueurs "les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait". Nul doute que notre pays est donc toujours considéré par la droite américaine comme un pays communiste, wouaff wouaff.

En Espagne, la pugnacité du juge Baltasar GARZÓN lui vaut une solide inimitié de la part des cercles franquistes, toujours très actifs. Ceux-ci ont lancé une chasse aux sorcières. Ils veulent la peau de GARZÓN. Ayant osé contourner la loi d'amnistie, il tente de rendre justice aux victimes de la junte franquiste. Et cela est inacceptable pour les fascistes du PP (Partido Popular). Or nul crime ne peut être indéfiniment imprescriptible. Les lois d'amnistie ne doivent jamais qu'avoir un temps d'application limité. Elles sont destinées à panser les plaies dans tout pays qui fut déchiré par la guerre civile, à permettre une transition non violente vers un état de droit. Mais ensuite, la justice doit reprendre ses droits. Telle est la thèse défendue notamment par Eva Joly (EELV, ancienne juge d'instruction) ou Carla del Ponte (ancienne juge d'instruction en Suisse puis procureur général du TPIY). On sait pertinemment que cacher le passé par tous moyens (destructions d'archives, lois d'amnistie sans limite de durée, obstructions législatives, etc ...) ne peut que conduire à une résurgence à moyen-terme d'une forme de violence. Le passé algérien de la France en est un exemple frappant. Les tentatives de Zapaterro de faire ré-ouvrir certaines fosses communes de l'époque franquiste ont déchainé le PP. D'autant que Rajoy, successeur de José Maria Aznar, est tout aussi proche des milieux franquistes que ne l'était son prédécesseur à la tête du parti. Qui aime l'Espagne, et j'en suis depuis longtemps, ne peut que de désoler de la permanence de l'idéologie franquiste (on peut aisément faire le parallèle avec la frange de l'Italie néo-musolinienne défilant et tenant meeting, sous la bannière authentiquement fasciste de la Ligue du Nord, dont on peut noter qu'elle vient de supplanter le parti du bouffon Berlusconi dans plusieurs régions du Nord et du Centre). Mes recherches historiques menées en Catalogne m'ont forcé à plonger dans ce passé récent qui a tant meurtri l'Aragon, l'Andalousie et la Catalogne. C'est toujours le règne de l'omerta. Peu sont disposés en en parler.

(d'après Le Monde) : Le juge GARZÓN sera donc jugé pour avoir voulu fouiller l'encombrant passé du franquisme. Saisi de plaintes d'organisations d'extrême droite, le Tribunal suprême espagnol a décidé d'asseoir le magistrat très médiatique (on se souvient de son implication dans la lutte anti-ETA) sur le banc des accusés pour "prévarication", a-t-on appris mercredi 7 avril de source judiciaire. La décision devrait entraîner à court terme la suspension de Baltasar Garzon de ses fonctions de juge de l'Audience nationale, haute instance pénale qui centralise à Madrid les dossiers de terrorisme, de crimes contre l'humanité et de criminalité organisée. "C'est un triste jour pour la justice", a assuré sur la radio publique espagnole Emilio Silva, porte-parole de l'Association pour la récupération de la mémoire historique , la principale association de familles des victimes du franquisme. "Il y a des familles de 113 000 disparus qui nulle part dans ce pays ne peuvent trouver un endroit pour que justice soit faite, et ça pour moi, c'est très grave", a ajouté M. Silva. "Si ce procès a lieu, ce sera le premier cas connu d'un juge qui essaie d'obtenir la vérité, la justice et réparation pour plus de 100 000 disparus et qui se retrouve poursuivi", a pour sa part réagi le directeur d'Amnesty International Espagne, Esteban Beltran. Plus de deux cents organisations de défense des droits de l'homme et des juristes du monde entier, dont l'ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie Carla del Ponte, ont récemment signé une lettre de soutien au juge Garzon. Ils ont rappelé que le Comité des droits de l'homme de l'ONU avait demandé en 2008 à l'Espagne d'abroger sa loi d'amnistie post-franquiste et de "garantir le caractère imprescriptible des crimes de lèse-humanité". Les "disparitions forcées" sur lesquelles portait l'enquête de Baltasar Garzon sont des crimes "qui ne peuvent être prescrits ni amnistiés", estimaient-ils.



En France, bien sûr, nos grands spécialistes des outrances verbales, des raccourcis incultes, des propos à l'emporte-pièce, sont toujours et encore Nadine Morano, Patrick Devedjian, Frédéric Lefebvre, tous encartés à l'UMP, ami du Partido Popular espagnol .... Plus sérieusement, qui a oublié les débats de la loi légalisant l'IVG, dossier défendu par Simone Veil. On a entendu Mme Veil, excédée, ayant eu à entendre tant de propos calomnieux, dire à une foule de mâles surexcités "vous n'êtes que des nazis aux petits pieds". Je crois que la remarque pourrait être resservie à d'autres de nos jours. Faudrait-il encore disposer d'une légitimité et d'une stature politique toute autre que celle des petits roquets de la Sarkozye ou du parti socialiste. Simone Veil est une femme d'exception à qui il faut rendre hommage, de part son courage politique, sa courtoisie et son calme. Même face à des foules hostiles lorsqu'elle fut attaquée, notamment pour cette fameuse loi qui porte depuis son nom, elle su naturellement rester au-dessus de ces fangeux qui lui faisait face avec, eux, aucune courtoisie, un manque de calme évident, une hystérie dogmatique dans la tête, le corps. Elle dont le corps aurait pu périr dans les flammes des crématoires du complexe d'extermination et de production industrielle d'Auschwitz-Birkenau. Une seule faute, ou à tout le moins une incompréhension majeure : qu'elle ai pris la tête du comité de soutien à Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle. Sa haine de François Bayrou peut-elle justifier cela ?


Sur facebook, soutien au juge GARZÓN : "Un MILLÓN de FIRMAS para APOYO al GRAN JUEZ BALTASAR GARZÓN."