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mercredi 26 décembre 2007

Iran : si on parlait propagande ?

Passionné de cultures islamiques (il faudrait être bien ignorant pour penser que le "monde islamique" est monolithique et intolérant) et plus particulièrement de la culture Iranienne et de l'Asie Centrale (les périodes pré-conquête musulmane m'intéressant tout autant), je suis allé une dizaine de jours en Ouzbékistan en mai 2004 et trois semaines en Iran en octobre 2005. Que ne lis-je pas dans une édition du Monde de la mi-septembre 2005 : l'arrivée récente "au pouvoir" de Mahmoud Ahmadinejad aurait signé le retour des forces les plus obscurantistes (combien en France sont ceux qui connaissent la constitution iranienne ? le système politique, les rapports de force ? le président iranien n'a pas les pouvoirs d'un Nicolas Sarkozy). Avec présence très visible dans les rues de la police des moeurs. Avec une apogée à l'occasion du prochain ramadan (qui débuta en octobre 2005). Le Monde avait pour moi cessé depuis quelques années d'être un quotidien de référence, quasi irréprochable. De là à ce qu'il ouvre ses colonnes à des Iraniens expatriés qui n'auraient de cesse d'accréditer la thèse que la théocratie en place ne disposait pas du soutien du peuple iranien. La solution selon eux : un retour au pouvoir des Reza Pahlavi. Connaissez-vous la Savak ? tout simplement l'équivalent de la Stasi est-allemande ou la Securitate roumaine pour ne citer qu'eux. Une police secrète au service du régime autocratique du Shah. Un homme honni de son peuple et seulement soutenu par la bourgeoisie et l'aristocratie , ainsi que de les gouvernements occidentaux (le Shah payait cash l'arsenal militaire acheté auprès ce ces mêmes occidentaux).
Tout cela est est une propagande destinée à mettre en place un satrape tout acquis aux néo-cons américains.
La réalité iranienne est toute autre : certes, une part très significative de la population (surtout les jeunes) aspire à vivre dans une société laïque, libérale et consumériste. Mais le destin d'une nation doit-il être imposé de l'étranger, dans le seul but d'assouvir ses désirs d'expansion économique ?
Nous avons rencontré beaucoup d'Iraniens durant notre voyage. Ce peuple a une tradition d'ouverture et d'accueil des étrangers. Nous avons même dialogué avec deux mollah (un jeune encore en formation, et un chabani afghan de Ghazni).Le mollah afghan a été très prévenant. Les peuples de ces contrées sont d'ailleurs bien plus accueillants que la majorité des peuples occidentaux.

(ébauche qui aurait dû être complétée ...)

lundi 24 décembre 2007

respect des différences ???

se dire aujourd'hui "marxiste-éclairé" (c'est mon collègue Etienne, Bayroutise convaincu, qui m'a affublé de ce qualificatif), c'est se voir souvent traité , au mieux d'utopiste/idéaliste, au pire de coupable associé des "crimes communistes soviétiques". J'utilise ici les parenthèses afin de préciser que je n'ai jamais soutenu, intellectuellement ou en termes de militantisme, les totalitarismes, quels qu'ils soient. L'expérience socialiste en Russie a tourné très vite à l'expérience totalitaire. Quelques grammes de socialisme, le reste étant clairement orienté à 180° de l'idéal marxiste. Faut-il pour autant renier ses idées en ce 21ième siècle où il est de bon ton de vilipender tout militant sincèrement acquis aux idéaux de Karl Marx ? si je discute politique avec mon collègue du Modem, c'est parce qu'il a "oublié d'être con" et que je suis un homme ouvert. Cependant, être catalogué à l'extrême gauche du spectre politique dans un accès de simplisme cher à notre époque du pré-mâché idéologique, me paraît être frappé d'un manque cruel de conscience politique. Je ne pense pas être le seul à avoir une (petite ?) culture politique, un sens critique développé, une autonomie (relative) de pensée. Suivre de près l'expérience Chaviste au Vénézuela ne veut pas dire soutien inconditionnel à la politique menée par Hugo Chavez. Pour comprendre la dynamique bolivarienne, encore faut-il avoir un minimum de connaissance des théoriciens communistes, et de la vie en Amérique du Sud. De là, il n'est pas rare que l'interlocuteur me traite d'élitiste. Comment discuter sur un sujet quelconque sans maîtriser un tant soit peu son sujet ?
C'était juste un premier billet sur ce 1er blog que j'ai jamais créé. Si vous souhaitez échanger, sans invectives, vous aurez l'occasion de donnez vos commentaires. La campagne électorale pour les municipales de mars 2008 sera une occasion de dépeindre la situation dans ma commune en "banlieue" ouest toulousainne. L'hypothèse d'une liste de "gauche alternative et citoyenne" est encore incertaine.
La culture occupant une place importante dans ma vie, un prochain billet parlera de l'Iran.